Chardon Marie
Noms communs : Chardon-Marie, chardon argenté, chardon de Notre-Dame.
Nom botanique : Silybum marianum (L.) GAERTN
Famille : Asteraceae
Partie utilisée : Les graines mûres, débarrassées de leurs aigrettes.
Habitat et origine : Originaire du bassin méditerranéen, cette plante annuelle ou bisannuelle préfère les sols secs et les endroits chauds et ensoleillés. Elle est aujourd'hui naturalisée en Amérique du Nord, si bien qu'on la trouve tant au Canada qu'au Mexique. Sa feuille présente des nervures blanches et ses fleurs rouge-pourpre s'épanouissent de juin à août.
Description botanique
- Plante bisannuelle jusqu'à 1,50 m de hauteur
- Feuille au limbe marbré de blanc le long des nervures, dont les dents sont terminées par des pointes jaunes très acérées
- Grand capitule violet-mauve de 3 à 8 cm, à bractées épineuses
Propriétés
Dyspepsie
La Commission E et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaissent l’usage des graines de chardon-Marie pour ce type de malaises digestifs. Le concept de dyspepsie, largement reconnu par la médecine européenne, ne signifie rien pour la médecine nord-américaine moderne. Il s'agit d'un ensemble complexe de symptômes digestifs plus ou moins directement liés à des troubles non fonctionnels (c'est-à-dire sans lésion organique) du système hépato-biliaire. Jusqu'à récemment, à l'instar des herboristes, les médecins de formation classique soignaient généralement la dyspepsie à l'aide de substances amères, comme celles qu'on retrouve dans le chardon-Marie. En Europe, cette plante fait partie de plusieurs préparations pharmaceutiques destinées au traitement de divers troubles dyspepsiques d'origine hépatique et biliaire.
Les maladies du foie
La Commission E a approuvé, en 1989 l'usage de l'extrait normalisé à 70 % de silymarine pour traiter les intoxications hépatiques et, comme adjuvant, l'hépatite et la cirrhose du foie. En 2002, L’OMS reconnaissait sensiblement les mêmes usages.
Les Européens considèrent généralement que la silymarine que renferme le chardon-Marie est l'une des substances hépatoprotectrices les plus puissantes. Même en médecine classique, on s'en sert pour la prévention et le traitement de divers troubles liés au foie : hépatite, cirrhose, calculs biliaires, ictère (jaunisse) et dommages hépatotoxiques. De l'avis des cliniciens qui s'en servent dans leur pratique, la silymarine peut régénérer les tissus abîmés du foie en plus de protéger cet organe contre les effets des toxines naturelles (champignons, morsures de serpents, piqûres d'insectes, alcool, etc.) ou synthétiques (solvants, produits de nettoyage, médicaments, etc.)