Le déficit en VITAMINE D concerne 80 % des français

La très forte prévalence de l’insuffisance en vitamine D (définie comme une concentration de 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D) sérique inférieure à 30ng/ml) au sein de la population française est soupçonnée de longue date par la majorité des professionnels de santé. Cependant, les études récentes et représentatives de l’ensemble de la population en la matière font défaut. Les données auxquelles on se réfère le plus souvent proviennent ainsi de l’étude Suvimax, réalisée en 1994-1995 et qui concernait des adultes de 35-60 ans vivant pour la plupart en milieu urbain, ce qui ne pouvait manquer de constituer un biais. Dès lors, les résultats provenant de l’Etude nationale nutrition santé (ENNS, 2006-2007) publiés aujourd’hui par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) revêtent-ils un grand intérêt pour mieux apprécier la part de Français concernée par une insuffisance, voire un déficit en vitamine D.

La concentration en vitamine D de 1 587 adultes étudiée

L’Etude nationale nutrition santé (ENNS) dont l’objectif premier était l’observation des habitudes alimentaires des Français a inclus des adultes de 18 à 74 ans, vivant sur l’ensemble du territoire. Outre le recueil des données sociodémographiques et celles concernant le mode de vie et l’alimentation, un prélèvement sanguin a été réalisé, permettant entre autres le dosage de la 25(OH)D.

Au total, les résultats de 1 587 adultes ont pu être analysés, « les femmes enceintes, les participants ne disposant pas d’une estimation du niveau d’activité physique, sous déclarant leurs consommations alimentaires et suivant un traitement médicamenteux à base de vitamine D (…) ont été exclus» précisent Michel Vernay et son équipe de l’Unité de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle (USEN) de l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans le BEH.

Le soleil, le meilleur système D

Il apparaît que l’insuffisance en 25(OH)D concerne 80,1 % des adultes, tandis qu’un déficit sévère à modéré (concentration en 25(OH)D inférieure à 20 ng/ml) concerne 42,5 % des sujets et 4,8 % sont touchés par un déficit sévère (inférieur à 10ng/ml). De nombreux facteurs prédisposant à une faible concentration en vitamine D ont été identifiés par les auteurs.

« Quel que soit le seuil retenu, les déficiences étaient plus fréquentes chez les participants nés en dehors d’Europe, chez les fumeurs actuels, durant la période de février à mai et dans les zones de résidence présentent le moins bon ensoleillement annuel», précisent ainsi les auteurs. Concernant le lien apparemment mis en évidence avec la consommation de tabac, les auteurs remarquent que si « d’autres études concluent aussi dans le sens d’un risque plus élevé de déficit en 25(OH)D chez les fumeurs (…) l’association du tabac avec le métabolisme de la vitamine D demeure encore largement inexpliquée».

L’influence très nette des saisons est pour sa part étayée par d’autres chiffres : « Au cours de l’année, la prévalence du déficit modéré à sévère variait de 24,4 % entre juin et septembre à 56,2 % entre février à mai, tandis que la prévalence du déficit sévère variait de 1,3 % à 8,2 % sur les mêmes périodes» remarquent les auteurs.

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Plus d’informations sur la vitamine D

À la fois vitamine et prohormone, la vitamine D est vitale pour la santé des os et des dents. En effet, elle joue un rôle essentiel dans le métabolisme du calcium dans l’organisme. Elle régularise le taux de calcium sanguin en améliorant l’absorption intestinale de ce minéral, tout en minimisant son élimination par l’urine. Elle participe aussi à la déposition et au retrait de calcium des os, selon les besoins de l’organisme. « Calciférol », un des autres noms de la vitamine D, vient du latin et signifie d’ailleurs « qui porte le calcium ».

On a aussi appelé la vitamine D « vitamine antirachitique » parce que le rachitisme, un trouble de la croissance, est causé par une carence en vitamine D. En Amérique du Nord, ainsi que dans plusieurs pays industrialisés, on ajoute systématiquement de faibles quantités de vitamine D au lait et à la margarine dans le but de prévenir cette maladie.

La vitamine D comprend en fait un ensemble de substances liposolubes qu’on nomme parfois provitamines D. Ces provitamines comprennent notamment l’ergocalciférol (D2 – forme végétale) et le cholécalciférol (D3 – forme animale). L’organisme les transforme en partie en calcitriol (sous forme hormonale), le composé qui engendre la majorité des effets bénéfiques. Le calcitriol contrôle aussi de nombreux gènes qui régulent, par exemple, la prolifération et la différenciation cellulaires et la sécrétion d’insuline. Il est donc de plus en plus évident que la vitamine D joue un rôle qui va bien au-delà de la santé des os et des dents.

L’organisme peut synthétiser directement la vitamine D par la peau, ce qui explique pourquoi on ne peut la considérer strictement ou purement comme une vitamine. Sous l’effet des rayons ultraviolets du soleil (d’où le nom de « vitamine soleil »), notre corps produit le cholécalciférol (vitamine D3) qui après un passage au foie puis au rein prend sa forme active (calcitriol).

La vitamine D représente un cas à part parmi les nutriments et les médicaments. En effet, elle peut s’accumuler dans les graisses et le foie où elle est mise en réserve. En fonction des besoins de l’organisme, elle peut être métabolisée et remise en circulation.

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