Nos conseils pour réguler naturellement le cholestérol

Le cholestérol est indispensable au bon fonctionnement des cellules, des muscles, des neurones, du cœur, du cerveau et de la digestion. Sans lui, aucune communication entre les cellules n’est possible.

Le cholestérol est à l’origine de la température corporelle, des hormones sexuelles, de celles du stress, de la reproduction, ainsi que de la vitamine D.

Ce qui est mesuré dans les analyses n’est pas le cholestérol en soi, mais ses transporteurs : le LDL et le HDL. Le LDL (« mauvais cholestérol ») apporte le cholestérol vers les artères et les tissus, tandis que le HDL (« bon cholestérol ») rapporte le cholestérol vers le foie pour que celui-ci soit dégradé. Les deux ont une fonction essentielle pour l’organisme, toutefois lorsque le LDL stocke trop de cholestérol dans les artères, celles-ci s’obstruent, ce qui représente un risque pour la santé, notamment avec des problèmes cardiovasculaires. 


Chez les sujets qui doivent diminuer leur cholestérolémie, il existe en première intention des mesures hygiéno-diététiques efficaces. Cependant, si en théorie un régime alimentaire bien suivi peut aider à baisser significativement la cholestérolémie, beaucoup de patients rencontrent des difficultés à le respecter en pratique. On distingue alors aisément l’intérêt de certaines plantes ou constituants de plantes qui peuvent aider à limiter la cholestérolémie.Ensuite, un certain nombre de médicaments sont indiqués pour contrôler le profil lipidique si ces mesures hygiéno-diététiques ne sont pas suffisantes. Cependant, ces médicaments hypolipidémiants ne sont pas sans effets indésirables.


En attendant une consultation intégrative, la prise en charge consiste à mettre en place les conseils alimentaires et d”hygiène de vie, associés ou non à la prise de ces plantes. Les remèdes naturels proposés ci-dessous permettront essentiellement de limiter physiologiquement l’excès de cholestérol en optimisant son métabolisme et son élimination. A réévaluer avec votre médecin, avec ou sans traitement associé.

Exemple de régime alimentaire permettant de réduire son taux de cholestérol


Dans quels cas est-il conseillé d’utiliser la phytothérapie et la nutrithérapie dans une visée hypocholestérolémiante ?

Certains végétaux et substances naturelles qui peuvent concourir significativement de façon plus ou moins importante à la baisse des taux de lipides sanguins, trouvent donc leur place :

. en complément des mesures hygiéno-diététiques dans les cas où les médications conventionnelles ne sont pas indiquées (peuvent retarder le recours à l’allopathie) ;

. en tant qu’adjuvant aux mesures hygiéno-diététiques et aux médications conventionnelles afin de limiter l’escalade thérapeutique majorant le risque d’effets indésirables.

La phytothérapie et le cholestérol


. Le Chrysanthellum

Le Chrysanthellum (Chrysantellum americanum) s’est relevé, en outre, être un hypolipémiant vis-à-vis du clofibrate, employé comme médicament de référence, avec cependant des résultats plus spectaculaires sur les triglycérides que sur le cholestérol.En cas de cholestérol et triglycérides élevés :  outre un rééquilibrage alimentaire, prendre 2 gélules d’extrait sec de  chrysanthellum (dosé à 400mg par gélule) par jour, en cure de 2 mois. À  renouveler une fois si le bilan lipidique ne s’est pas amélioré. 


. L’ail

Les résultats des études suggèrent que l’ail est efficace dans la réduction du cholestérol total et du taux de LDL. Cette indication est appuyée par trois monographies : celle de l’OMS, de l’ESCOP et de la commission E. De plus, l’OMS et l’ESCOP le recommandent pour la prophylaxie de l’athérosclérose. Par contre, l’usage doit être régulier et il faut donc en consommer tous les jours car les résultats intéressants apparaissent seulement après plusieurs mois.

L’ail est efficace dans la réduction du cholestérol total et du taux de LDL

. L’Aubier de tilleul

Riche en principes actifs, l’aubier est le bois blanc et tendre qui se trouve entre l’écorce et le cœur de l’arbre, là où circule la sève.Il contribue au bon fonctionnement du foie et favorise le drainage de la boue biliaire. L’aubier de tilleul permet l’élimination de l’urée et dissout l’acide urique, luttant ainsi contre la formation de calculs rénaux. Son usage est également favorable au niveau articulaire, rhumatismal et cardiovasculaire.


Il se consomme de 2 manières:

En bâtons : s’utilise en décoction. Pour se faire, porter à ébullition 40gr d’Aubier de Tilleul dans 1 litre d’eau et laisser à petite ébullition pendant 20 minutes environ, sans couvrir. Boire la décoction (environ ¾ de litre restant) dans la journée.

En ampoules : les principes actifs, extrait à froid de l’Aubier, sont un peu plus concentrés que dans la décoction. On utilise 1 à 3 ampoules par jour.


Précautions d’emploi : Les femmes enceintes ou les enfants de moins de 12 ans ne doivent pas en consommer. Ne pas dépasser 3 semaines de cure car l’aubier est très fortement drainant. Reportez-vous aux conseils de votre thérapeute pour la durée et le dosage adapté à votre cas.


. Le Guggul

Le Guggul de son nom sanskrit Guggulu, littéralement « celui qui protège contre les maladies » est une référence pour cibler le cholestérol. Il permet aussi de maintenir des taux normaux de lipides sériques dans le sang (hyperlipidémie). Le Guggul aide à prévenir et à inverser ce processus en stimulant la digestion et en éliminant les lipides du sang. Des études menées en 2003 aux Etats-Unis démontrent que le Guggul augmente la production de l’hormone thyroïdienne ; cette dernière décompose par combustion les cellules de protéines, lipides et hydrates de carbone. Cette décomposition entraine une diminution du taux de mauvais cholestérol (LDL), des triglycérides et du taux d’insuline dans le sang, et améliore le rapport HDL/LDL. L’efficacité du Guggul peut être facilement constatée par une prise de sang avant et après une cure d’un mois.


. Les feuilles d’olivier

Des publications sur les feuilles d’olivier suggèrent que l’effet hypocholestérolémiant se caractérise par leur capacité à réduire les taux sériques de cholestérol total, de triglycérides et des LDL ainsi que par le ralentissement du processus de peroxydation lipidique et l’amélioration de l’activité des enzymes antioxydante.

Les feuilles d’olivier participent à l’effet hypocholestérolémiant

. L’artichaut

Concernant l’artichaut, bien que des études aient révélées des résultats prometteur et semblent indiquer que l’artichaut a le potentiel de diminuer les taux de cholestérol, son efficacité véritable reste sujette à débat.


. Les fibres solubles

Un régime complémenté en fibres solubles a une activité bénéfique démontrée sur le bilan lipidique, même si elle est plutôt modeste. L’augmentation des fibres alimentaires solubles devrait être alors un élément des stratégies hygiéno-diététiques visant à la prévention primaire et secondaire de l’athérosclérose. Ainsi, les plantes riches en mucilages, comme la poudre de graines de psyllium blond (ispaghul) ou les graines de fenugrec peuvent être utiles.

NB : le psyllium est particulièrement utile en cas de constipation et le fenugrec en cas de diabète.

Les mucilages sont des fibres douces hydrosolubles qui forment un gel visqueux au contact de l’eau.Ce gel emprisonne une partie des graisses, dont le cholesterol, facilitant ainsi son élimination dans les selles.


La gemmothérapie et le cholestérol

La gemmothérapie (macérats de bourgeons) a toute sa place en traitement de fond, seule ou en assocation avec les autres alternatives thérapeutiques.Plusieurs bourgeons majeurs sont à notre disposition en particulier le romarin et l’olivier qui font baisser le cholestérol de manière physiologique.


. Le macérat de jeunes pousses d’olivier

Le macérat de jeunes pousses d’olivier répond parfaitement aux besoins de l’organisme lorsque le bilan lipidique est perturbé.Il équilibre le LDL et le HDL cholestérol, équilibre bénéfique pour le  système cardiovasculaire et l’activité cérébrale, ainsi que pour remédier à l’encrassement des parois vasculaires.

. Le macérat de jeunes pousses de romarin

Grand hépatoprotecteur, le macérat de jeunes pousses de romarin présente des effets multiples, autant sur la sphère digestive, que sur le système hormonal, immunitaire et nerveux.Il draine les surcharges de poids, le cholestérol et les triglycérides.


. Le macérat de bourgeons d’érable

C’est un draineur hépatique et biliaire qui nettoie les conduits biliaires et contribue ainsi à un meilleur métabolisme des lipides et du cholestérol sanguin, il diminue ainsi  le taux des triglycérides et équilibre le rapport LDL/HDL.Il élimine les lithiases hépatiques et biliaires.
D’autres bourgeons sont intéressants dans la régulation du cholestérol et des dyslipidémies.C’est le cas du tilleul en que détoxifiant général, de l’amandier pour son action antithrombotique et stimulant thyroidien et du bouleau verruqueux, nettoyeur global en cas de terrain acide.


Comment utiliser ces bourgeons :

Pour chacun de ces bourgeons chez les adultes et adolescents : prendre de 5 à 15 gouttes par jour dans un verre d’eau, 15 minutes avant le repas, pendant 3 semaines. Commencer par 5 gouttes et augmenter au fur et à mesure.


Il existe également un mélange prêt-à-l’emploi intégrant la plupart des macérats cités ci-dessus : Cholestegem proposé par le laboratoire HERBALGEM :

. Les macérats d’olivier, de romarin et  d’amandier contribuent à mieux évacuer  naturellement les substances grasses présentes dans les vaisseaux ;

. Les bourgeons de bouleau et de tilleul aident à éliminer les déchets et à détoxifier l’organisme ;

. L’huile essentielle de menthe poivrée stimule la digestion ;

. L’huile essentielle de romarin exerce une action décongestionnante et circulatoire.

Cette synergie d’extraits de bourgeons et jeunes pousses, d’huile essentielles aide à contrôler et à réguler le taux de cholestérol.


Prise conseillée du Cholestegem : 5 à 10 gouttes, suivant les besoins, avant les repas principaux, pures sur la langue ou diluées dans de l’eau de source. Ne pas dépasser la dose indiquée. Cure de 2 mois minimum environ.


La nutrithérapie et le cholestérol


. La levure de riz rouge

Levure de riz rouge participant à l’équilibre lipidique


 La levure rouge de riz est un complément alimentaire traditionnellement utilisé dans la cuisine chinoise pour ses propriétés colorantes et de conservateur alimentaire. La levure de riz rouge renferme 9 monacolines, dont la monacoline K, qui est de la lovastatine naturelle.A dose égale, la monacoline K présente une meilleure biodisponibilité que la lovastatine de synthèse.
Les publications récentes confirment l’effet très significatif sur le LDL-cholestérol et le risque cardiovasculaire.Le produit est utilisé en pratique chez des patients intolérants aux doses usuelles de statines. L’effet hypocholesterolémiant est bien documenté et cliniquement significatif(-20 à -30 %). Il est intéressant de noter qu’il s’agit donc globalement du produit alimentaire le plus efficace en termes de baisse du LDL-cholestérol, principal paramètre athérogène. Parallèlement à cet effet sur le LDL-cholestérol, une étude a confirmé l’impact sur le risque cardiovasculaire même si les résultats restent à confirmer par une équipe indépendante. L’impact sur le LDL-cholestérol peut être considéré comme certain,compte tenu de la confirmation par des équipes différentes.


En résumé, la levure de riz rouge est un produit potentiellement intéressant en clinique sous réserve :

. que les questions fondamentales de la constance et la pureté du contenu soient garanties, . que l’utilisation soit réservée aux patients qui en ont une vraie indication (hypercholestérolémie persistante après les recommandations de régime),

. que l’information attenante à ces produits soit rigoureuse, que l’utilisation respecte les contre-indications (femmes enceintes).


. La berbérine

Alcaloïde naturel produit par certains végétaux comme Berbéris vulgaris, la berbérine est utilisée depuis longtemps dans les médecines chinoises et ayurvédique. De nombreuses recherches récentes soulignent l’efficacité de la berbérine dans de nombreux domaines, principalement dans la régulation des dyslipidémies et des dysglycémies. Plusieurs études cliniques d’intervention récentes ont ainsi montré le bénéfice des supplémentations en berbérine dans le syndrome métabolique, les dyslipidémies, les stéatoses hépatiques non alcooliques et le diabète de type 2.
La berbérine agit aussi sur les taux de graisses dans l’organisme. Une méta-analyse effectuée sur 18 études a mis en avant:

  • une baisse du taux de cholestérol total;
  • une baisse du taux de “mauvais” cholestérol; 
  • une hausse du taux de “bon” cholestérol; 
  • une baisse du taux de triglycérides, des lipides complexes qui augmentent le risque cardiovasculaire lorsqu’ils sont présents en excès dans le sang. 

La berbérine doit son action complète sur le profil lipidique notamment grâce son action sur l’ampK. Des études suggèrent aussi qu’elle diminue le taux de mauvais  cholestérol en annulant le travail d’une enzyme favorable au mauvais  cholestérol.‌


. Les omégas 3

Les oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés reconnus comme « bons »  pour l’organisme. Une alimentation riche en oméga-3 est essentielle pour  être en bonne santé et pour que l’organisme fonctionne de manière  optimale car le corps ne peut pas les synthétiser.Il existe 3 types d’acides gras oméga-3 :

L’acide alpha-linolénique (ALA) présent dans l’huile et les graines de chanvre et de lin ainsi que dans l’huile de canola (colza).

L’acide eicosapentaénoïque (EPA) qui est synthétisé à  partir de l’ALA. Mais son taux de conversion est faible car moins d’1%  d’AEP est obtenu à partir de l’ALA. Il est donc insuffisant pour assurer  le bon fonctionnement de l’organisme. L’EPA est notamment présent dans  les poissons gras. 

L’acide docosahexaénoïque (DHA), également présent dans les poissons gras. Il aide au développement du cerveau et de la rétine. EPA et DHA agissent non seulement favorablement sur l’équilibre lipidique et l’aggrégation plaquetaire, mais rendent aussi les membranes cellulaires plus “souples” et fluides. Cette propriété majeure permet au cholestérol de mieux s’incorporer dans la membrane ainsi à la diminution de sa présence excessive dans le sang.

Différentes sources d’Omega 3 (EPA/DHA) utiles à la gestion du cholestérol

. Le CoEnzyme Q10

Les statines (traitement de référence pour traiter les hypercholestérolémies) font partie des médicaments les plus prescrits dans le monde et sont utilisés en première ligne dans le traitement de lřhypercholestérolémie, malgré le risque de myopathie qui peut aller de la simple douleur musculaire à la rhabdomyolyse ). On estime à 5 à 10% la quantité de patients sous statines souffrant de myopathies, voire jusqu’à 22% selon certaines études Les statines réduisent la production de mévalonate, précurseur à la fois du cholestérol et du CoQ10. Il n’est donc pas surprenant que les taux de CoQ10 soient diminués lors d’un traitement par statines, chez des sujets sains comme chez des sujets hypercholestérolémiques.La supplémentation en CoQ10 permet de diminuer la myopathie induite par les statines, ce qui permet de diminuer les arrêts de traitement dus aux effets indésirables de ce type.


. La lécithine de soja

On recommande aux patients hypercholestérolémiques de suivre des mesures hygiéno-diététiques comprenant un régime pauvre en AGS et en cholestérol. Le soja peut alors être un atout car il est naturellement exempt de cholestérol et riche en AGPI essentiels(acides linoléique et alpha-linolénique) et pauvres en AGS. En outre, il contient, tout comme certains autres produits végétaux, des phytostérols et des isoflavones, ayant le potentiel de limiter l’absorption du cholestérol alimentaire, même si cet effet est encore soumis à débat et reste à démontrer formellement. De plus, les protéines du soja sont susceptibles d’améliorer le bilan lipidique, ce qui renforce grandement le potentiel hypocholestérolémiant du soja.

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