Nos conseils pour se prémunir contre la GRIPPE A (H1N1)

« L’épidémie de grippe A (H1N1) continue de diffuser dans le monde », indique la Direction générale de la santé (DGS).

En France, le nouveau virus grippal est à l’origine de 108 cas confirmés d’infection, chez des personnes revenant principalement du Mexique, des États-Unis et du Canada.

Des cas groupés dans un collège près de Toulouse ont été recensés, alors même que les collégiens n'avaient pas voyagé.

A partir du 23/07/09: Devant toute suspicion de cas, contacter votre médecin traitant, qui décidera de la nécessité ou non d'une prescription antivirale, recommandera les mesures d'hygiène et orientera les cas graves et les enfants de moins de un an vers les centres 15.

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L'épidémie de grippe A (H1N1):

– Touche des populations jeunes (âge médian 30 ans). Les enfants de moins de 10 ans n'ont aucune immunité contre de nouveau virus
– Les plus âgés semblent épargnés (personnes nées avant 1957 du fait de l'immunité croisée avec les souches H1N1 et A(H1N1)
– Sa rapidité de passage d'un individu à un autre est environ 3 jours
– Son taux de reproduction est compris entre 1,6 et 2 (nombre de cas générés par un cas)

 

Comment s'en protéger:

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Quand consulter un médecin ?

Il faut impérativement consulter devant les cas suivants:

– Une fièvre de plus de 38,5 °C durant 72 heures.
– De l’essoufflement au repos.
– Des douleurs à la poitrine.
– Si absence d'amélioration au bout de 3 jours de traitement

 

Dernières informations sur la grippe A/H1N1 sur les sites :

https://www.pandemie-grippale.gouv.fr/

https://www.inpes.sante.fr/grippeAH1N1/

https://www.sante-sport.gouv.fr

https://www.invs.sante.fr
 

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Ne pas confondre grippe et état grippal:

Grippe
   
La grippe est une  infection respiratoire aiguë provoquée par Myxovirus influenzae de type A (sous types H1N1, H1N2, H2N2), B ou C. Tous les ans le virus est légèrement différent. Caractérisée par un début brutal, elle associe une fièvre élevée (dépassant 39°C ), douleurs musculaires = Myalgies, arthralgies, céphalées, gêne respiratoire, grande fatigue (pouvant obliger à rester au lit plusieurs jours et se prolongeant parfois pendant plusieurs semaines). L'épidémie, d'ampleur variable selon les années (entre 2 et 7 millions de personnes en France) et survient en période hivernale. Le virus est plus virulent l'hiver car sa membrane lipidique durcit à basse température en formant un gel caoutchouteux qui le protège lors de la transmission d'une personne à une autre.

État grippal     

Une légère fièvre, le nez qui coule et une faiblesse relative.

N.B. Ce qu'on appelle le syndrome grippal (les symptômes grippaux de base) peut être causé par d'autres virus et cacher une autre maladie. Ainsi, certaines maladies d'origine virale, comme l'hépatite, se manifestent d'abord de manière similaire à une grippe. Le syndrome grippal correspond aussi à la phase préliminaire de la contamination à l'anthrax.


Nos remèdes d’aromathérapie contre la grippe

 

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 Plusieurs publications montrent que les huiles essentielles ont un grand pouvoir antiviral contre les virus à ARN ou à ADN. Elles peuvent être utilisées à la place des antiviraux classiques ou même agir dans des cas très complexe de pathologies virales et des risques de contagion.

Dans le cas de la grippe mexicaine, les moyens de lutte doivent être à la hauteur de la problématique et plusieurs voies d’administration pourront s’utiliser simultanément. Les huiles essentielles indispensables au blocage de l’invasion grippale agiront par leurs propriétés antivirales, expectorantes, antibactériennes et immunostimulantes sur l’organisme dans sa globalité.

 

 

Comment prévenir la grippe par aromathérapie?
   
– Diffusion atmosphérique dans les lieux de travail et à la maison, d’un mélange d’huiles essentielles en parts égales de Ravintsara, d’Eucalyptus globulus et de Litsea citrata.
A défaut, la synergie d’huiles essentielles prête à l'emploi Aromaforce ou Respiration – Esculape sera tout aussi utile.

– Appliquer sur le thorax et le dos, matin et soir, quelques gouttes du mélange de Cinnamosma fragrans (Saro) et d’Eucalyptus radiata (en parts égales).
A défaut, la synergie d’huiles essentielles Aromaforce ou Esculape (frictions) conviendront à merveille.

– Appliquer sur les paumes des mains (et même sur un mouchoir ou sur la face extérieure d’un masque), plusieurs fois par jour, quelques gouttes du mélange ci-dessus.

– Prendre par voie orale, faire une cure de 10 jours par mois:

1 à 2 capsules par jour d’Origanum compactum (Spécialité Oléocaps 1) ou de toute autre huile essentielle antivirale, expectorante et immunostimulante.
ou prendre 1 goutte d’Huile essentielle d'Origan compact diluée dans du miel 3 fois par jour pour sucrer par exemple une infusion de feuilles de romarin ou de thym ou bien : 1 goutte sur un sucre à la fin de chaque repas.

– Pour les enfants, réduire la dose adulte de moitié pour la voie orale et diluer les huiles essentielles dans une huile végétale de noyaux d’abricot pour la voie cutanée.

 


 

Nos remèdes de phytothérapie contre la grippe

1. Plantes fébrifuges      

Quinquina rouge  (écorce):

Plante de choix quand l'état fébrile s'accompagne de perte d'appétit.

Faire une décoction pendant 15mn de 10g/l et boire 250 à 500ml/jour.

Attention cette plante est contre indiquée pendant la   grossesse et en cas d'allergie à la quinine ou à la quinidine. Le quinquina augmente l'activité des anticoagulants oraux.

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Le saule blanc (écorce):

Actif par ses dérivés salicylés (antalgique, anti-inflammatoire) utile si état grippal accompagné de maux de tête.

Faire un décoction pendant 15mn de 20g/l; boire 250 à 500ml par jour.

Attention ne pas utiliser en cas d'allergie aux salicylés

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La reine des prés (fleurs, sommités fleuries):

Plante à dérivés salicylés, elle est aussi antalgique, sudorifique et diurétique.

Faire infuser pendant 15mn 20g/l; boire 250 à 500 ml par jour. Attention ne pas utiliser d'eau >90°C car la reine des prés contient des dérivés volatils.

A éviter en cas d'allergie aux salicylés.

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2. Plantes sudorifiques  complémentaires des plantes fébrifuges, elles aident à évacuer la chaleur.     

Tilleul (inflorescence) : c'est aussi un sédatif léger, adoucissant des irritations pharyngées, utile en cas de toux sèche associée. Infuser 15mn 10g/l; boire 250 à 500 ml/j

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Sureau noir (fleurs et écorce de tige) convient aux états fébriles accompagnés de toux grasse car il facilite les sécrétions bronchiques/ Infuser ou décoction 15mn 10g/l: boire 250 à 500 ml par jour. Pour les fleurs: infusion 10mn 10g/l; boire 500 à 1000ml/j

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3. Plantes immuno-stimulantes     

– En prévention : faire une cure de 4 à 8 semaines au maximum suivie d'une pause de 3 semaines.
– En curatif: à prendre dès le début des symptômes et poursuivre 6 à 8 jours.
– Les immunostimulants ne doivent jamais être pris en continu (risque d'immunosuppression).
Un avis médical est nécessaire chez l'enfant de moins de 6 ans.

Echinacée (echinacea angustifolia, pallida et purpurea)

SITE PIC Echinacee.jpgLa partie utilisée est la racine et les parties aériennes (E pallida). Ces plantes sont reconnues pour leurs propriétés immunostimulantes mais également antibactérienne et antivirale. Elles stimulent l'activité des macrophages, des granulocytes, des cellules NK. Elles augmentent la production d'interféron, d'interleukine 1, de radicaux libres oxygénés et de lysozyme.

Indications:

– Traitement précoce des refroidissements aigus par leur effet de protection contre les infections
– Affections chroniques des voies respiratoires supérieures  (ORL) par leur effet prophylactique

Posologie: agit aussi bien en prévention (infections bactériennes, grippe, herpès, cystites, candidoses, etc…) qu'en curatif où elle potentialise les autres thérapeutiques
Verser de l'eau bouillante sur 1/2 cuillère à café rase de racine et filtrer après 10 min. Boire plusieurs fois par jour, de préférence entre les repas une tasse d'infusion aussi chaude que possible.

Précaution d'emploi: A éviter pendant la grossesse et l'allaitement.

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Ginseng (racine)

SITE PIC Ginseng Racines.jpgC'est une plante adaptogène ; qui augmente la résistance de l'organisme aux agressions physiques, psychiques et biologiques. Il s'associe bien avec l'échinacée en cas d'infection virale. Indiqué dans les états infectieux viraux, bactériens ou parasitaires à la posologie de 1g/jour.
A éviter en cas de grossesse, d'hypertension artérielle, d'obésité, états nerveux et insomnies et chez l'enfant non pubère.

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4. Si la grippe est déjà installée :

En attendant la visite obligatoire chez votre médecin, voici une recette de grog (sans alcool mais tout aussi efficace) :

Dans un bol d’eau très chaude, ajouter :

– 1 cuillerée à café de miel

– le jus d’un citron

– 1 goutte d’huile essentielle de cannelle en feuilles (cinnamomum verum eugenoliferum), à défaut cannelle écorce

– 1 goutte d’huile essentielle d’eucalyptus radié (eucalyptus radiata)

– 1 goutte d’huile essentielle de citron zeste (citrus limon)

– 1 goutte d’huile essentielle de ravintsara (Cinnamomum camphora)

Ce grog est à boire très chaud – attention toutefois de ne pas vous brûler – 2 à 3 tasses par jour.

 

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Questions-réponses sur la grippe A(H1N1)

Comment peut-on attraper la grippe A(H1N1) ?

La grippe A(H1N1) est une infection respiratoire aiguë due à un virus grippal qui infecte habituellement les porcs. Actuellement, la contamination est interhumaine.

Le virus se transmet par voie aérienne :
– de manière directe par la toux, les éternuements et les postillons ;
– de manière indirecte par les mains, les objets touchés par une personne malade…

Quels sont les signes de la grippe A(H1N1) ?

La grippe A(H1N1) diffère peu d’une grippe classique : incubation courte (au maximum de 7 jours) et contagiosité dès la veille du début des symptômes.
La grippe A(H1N1) est jusque-là relativement bénigne (en-dehors de la femme enceinte), et se manifeste surtout par une toux importante, de la fièvre et parfois des troubles digestifs.

Les signes d'infection établis par l'InVS et la DGS sont un syndrome respiratoire aigu brutal (toux ou dyspnée), accompagné de signes généraux (fièvre > 38°C ou courbatures ou asthénie).
Compte-tenu de l'évolution épidémiologique constatée en France, la définition et le repérage des cas de grippe A(H1N1) ne font plus référence à un voyage dans une zone exposée ou à un contact avec un autre cas.


Ce nouveau virus A(H1N1) est-il très contagieux ?

Ce virus est très contagieux : son taux d'attaque* s'élève à 50 %, contre 10 % pour la grippe saisonnière. Sa transmission est donc extrêmement facile, même au cours d'une saison non propice (printemps, été).
* proportion de la population atteinte à partir du moment où 1 cas est introduit.


Est-il dangereux ?

La grande majorité des cas sont bénins. Il y a malgré tout des cas graves et des décès susceptibles de toucher les adultes jeunes, les femmes enceintes et les personnes non porteuses de facteurs de risques, contrairement à la grippe saisonnière. Le nombre de cas et de décès évoluent parallèlement. Il n'y aura donc pas d'”explosion” de décès, d'après le Dr Françoise Weber, Directrice générale de l'InVS.

Que faut-il faire en cas de suspicion de grippe A(H1N1) ?

Depuis le 23 juillet, une personne qui répond aux critères de la grippe A(H1N1) doit consulter son médecin traitant. Après diagnostic et si nécessaire, le patient se verra remettre une ordonnance de Tamiflu et de masques de protection qu’il se fera délivrer en officine. Le médecin généraliste est également chargé d’orienter les cas graves et les enfants de moins de 1 an vers les centres 15.


Les antiviraux sont-ils efficaces contre la grippe A(H1N1) ?

La grippe AH1N1 est pour l’instant sensible aux inhibiteurs de la neuraminidase comme Tamiflu (oseltamivir) ou Relenza (zanamivir), du moins in vitro. Premier pays en niveau de stock de Tamiflu, la France a largement de quoi faire face aux traitements curatifs. L’Agence Européenne du médicament a publié courant mai une autorisation à utiliser Tamiflu et Relenza chez l’enfant de moins d’un an et chez la femme enceinte et allaitante.

Si la grippe n'est pas dangereuse en soi, pourquoi (se) vaccine-t-on?

On vaccine essentiellement :
1- pour protéger les plus fragiles (malades chroniques, en particulier);
2- pour limiter les épidémies (dans les crèches, les écoles) : quand une partie de la population est vaccinée, elle ne transmet pas le virus aux autres, elle sert de « barrière » au virus;
3- pour éviter que des personnes « clé » contaminent les autres (il est logique que les soignants ou les enseignants se vaccinent, pour continuer à assurer leur travail de service public et pour ne pas contaminer les personnes dont ils assurent le service);
4- pour diminuer l'impact économique de l'épidémie : plus il y a de personnes malades, plus ça perturbe la production économique. En période de crise, comme c'est le cas actuellement, les gouvernants sont très inquiets d'une épidémie de grippe plus importante que l'an dernier, et on peut le comprendre… Et ceux qui ont quelque chose à vendre pour calmer cette angoisse l'ont compris aussi.

Quelle est la différence entre une épidémie et une pandémie?

Une épidémie, c'est un grand nombre de personnes infectées en très peu de temps dans la même région ou dans le même pays, voire sur le même continent. Une pandémie (d'après la définition de l'OMS, Organisation mondiale de la Santé) c'est une épidémie sur plus de deux continents à la fois. Autrement dit, une épidémie potentiellement mondiale. Une situation « endémique », c'est la présence en permanence de sujets infectés par une maladie dans une même région. Exemple : le paludisme est endémique dans de nombreuses régions d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Asie du Sud-Est.

Pourquoi une pandémie de grippe est-elle considérée comme une situation grave?

Pour les pays développés, une pandémie a des conséquences graves pour les personnes les plus fragiles et pour l'économie. Tous les ans, la grippe provoque des décès, mais on n'en parle pas. Dans les pays développés, ces décès sont terribles au plan individuel, bien sûr, mais ils sont quantitativement peu nombreux (à titre de comparaison, en France, cet été, il y a eu plusieurs centaines de décès par noyade, dont on ne parle pas ou presque pas. Notez qu'il n'est pas toujours simple de dire si quelqu'un est vraiment mort d'une complication de la grippe : il faudrait rechercher le virus chez chaque personne (ce qui est très lourd) et prouver que c'est bien la grippe qui a provoqué le décès (ce qui nécessiterait une autopsie chaque fois, ce qui est encore plus lourd). En outre, il n'est pas sûr qu'on pourrait prévenir tous les décès dus à la grippe, de même qu'on ne peut pas prévenir tous les morts par accident de la route. On ne peut que s'efforcer d'en faire baisser le nombre un peu plus chaque année en améliorant la prévention. Sur le plan économique, les pays concernés ont intérêt, bien sûr, à vacciner leur population pour éviter d'être paralysés par une épidémie (donc, pour que les gens continuent à bosser et à produire). L'un dans l'autre, on considère que le coût social de la vaccination est inférieur à ce que coûterait (directement et indirectement) une épidémie dans un pays développé sans vaccination. C'est ce qui justifie non seulement les campagnes de vaccination, mais aussi la prise en charge du vaccin par la collectivité pour les personnes âgées ou fragiles. Ça coûte moins cher de les protéger que de soigner leurs complications de la grippe (ou de les laisser mourir, bien sûr).

Pour les pays en développement, une pandémie peut être catastrophique, parce que l'état de santé des populations est bien moins bon que dans les pays du Nord, et l'activité économique encore plus fragile. Donc, à tous points de vue, ce sont les pays en développement les plus menacés, et ce sont eux qu'on devrait protéger en premier lieu.

Pour protéger une population d'une épidémie de grippe est-ce qu'il faut vacciner tout le monde?

Non, et heureusement, parce que ça n'est pas possible. On ne propose de vacciner TOUTE la population contre certaines maladies dans des cas très précis :

– parce que la maladie est presque toujours mortelle ou très grave, parce qu'il n'existe pas de traitement ou un traitement lourd et inconstamment efficace; par exemple, le tétanos, qui n'est pas contagieux, mais qui tue une fois sur deux la personne qui en est atteinte; la diphtérie, qui est fréquente chez les enfants, difficile à soigner et potentiellement mortelle; la poliomyélite, qui est très contagieuse, mortelle ou au moins invalidante et pour laquelle on n'a pas de traitement; la variole, pour laquelle on n'avait pas de traitement non plus (la vaccination de toute la population mondiale l'a fait disparaître);

– parce que la maladie est endémique, présente en permanence dans la population; c'était le cas de la tuberculose; c'est le cas de l'hépatite B en Afrique en particulier; c'est bien sûr le cas du HIV; quand il existera un vaccin fiable et sans danger contre le HIV, il sera parfaitement logique de proposer à tout le monde de se faire vacciner…

Hors de ces situations on ne vaccine pas tout le monde, même quand on dispose d'un vaccin. Ainsi, on ne vaccine contre la fièvre jaune ou le typhus que les personnes qui se rendent en région infestée par les vecteurs (moustiques, arthropodes) qui transmettent ces maladies.

S'agissant de la grippe, qui est une maladie épidémique, qui se répand vite en période froide (automne, hiver), mais beaucoup moins bien en période chaude (printemps, été), IL N'EST PAS POSSIBLE DE VACCINER LA POPULATION DE TOUT UN PAYS. On n'en a simplement pas le temps. La grippe va plus vite que les médecins ou les infirmières. Et d'ailleurs, ce n'est ni nécessaire, ni souhaitable.

Pourquoi n'est-ce pas nécessaire de vacciner tout le monde?

1- Parce que la grippe ne frappe pas tout le monde de la même manière : il y a des gens qui ne l'attrapent pas (ils tuent le virus avant qu'il ait eu le temps de se multiplier, notez que c'est vrai pour le HIV aussi : il y a ce qu'on appelle des « contrôleurs de virus », des patients naturellement immunisés); il y a des gens qui font une mini-grippe (un peu de fièvre, quelques courbatures un soir et le lendemain c'est fini); il y a des gens qui ne sont jamais en contact avec le virus (petites communautés isolées ou à l'écart, personnes vivant en milieu « fermé »); etc. Ainsi, certaines communautés du Canada ne sont pour ainsi dire jamais exposées à la grippe. Quand elles le sont, c'est parce que quelqu'un qui l'a « attrapée » ailleurs l'y a apportée.

2- Parce que si on vaccine de manière « ciblée » (les personnes à risque, les personnes « contact », par exemple) ça suffit à empêcher la propagation du virus. On considère ainsi que pour protéger au mieux la population d'un pays développé contre la grippe, il faut en priorité vacciner les personnes les plus menacées (enfants en bas âge, femmes enceintes, malades chroniques, personnes de plus de 65 ans), les personnels soignants (pour qu'ils s'occupent des malades et n'en contaminent pas d'autres), et les personnes qui travaillent dans les services publics (enseignants, conducteurs de bus, postiers, etc.)

Pourquoi n'est il pas forcément souhaitable de vacciner tout le monde contre cette grippe?

D'habitude, les fabricants de vaccin disposent de plusieurs mois entre l'apparition d'une souche de virus (en général, dans un pays du Sud…) et le moment où ils commercialisent leurs vaccins dans les pays du Nord. Mais cette fois-ci, le H1N1 a pris tout le monde de vitesse. Les fabricants de vaccin ont reçu des commandes considérables des gouvernements des pays riches, et vont être tentés (ou poussés à ) développer des vaccins plus vite. Trop vite, peut-être. Un vaccin, avant d'être administré à des grandes populations, doit être testé pour qu'on s'assure de son caractère sécuritaire. S'il ne l'est pas, on risque de rendre les gens plus malades à cause du vaccin qu'ils ne le seraient en attrapant (ou en passant à côté de) la grippe.
Dans l'état actuel des choses, de nombreux experts craignent que la fabrication du vaccin ne soit trop hâtive.
C'est très préoccupant, car on va d'abord vacciner les personnes à risque : enfants, femmes enceintes, personnes âgées, et les membres des services de santé…

Quelles précautions faut-il prendre?

Pour le moment, des précautions de bon sens :
éviter le contact de personnes ayant une maladie contagieuse en évolution (mais toutes les personnes qui toussent n'ont pas la grippe! La plupart, d'ailleurs, ne l'ont pas!); si vous toussez ou éternuez, faites-le dans un mouchoir en papier, ou dans votre manche, et lavez-vous les mains souvent.

Que faire si j'ai la grippe ou quelque chose qui lui ressemble?

Ne courez pas d'emblée chez le médecin ou à l'hôpital : vous risquez, si vous ne l'avez pas, de l'attraper dans sa salle d'attente; et si vous l'avez, vous risquez de contaminer tout le monde!
Au début des symptômes, il n'y a rien à faire que se coucher, prendre de l'acétaminophène ou de l'ibuprofène toutes les 4 heures, et boire beaucoup (de l'eau, du thé, du bouillon, mais pas d'alcool).
Vous n'avez besoin d'un médecin que si vous avez une fièvre élevée plus de 3 jours d'affilée (je sais, 3 jours c'est long, mais c'est comme ça…).
Si vous y tenez, faites-vous prescrire de l'oseltamivir à prendre dès les premiers symptômes, en sachant que ce médicament a des effets indésirables chez un grand nombre de patients (nausées et vomissements).

Quand il y aura un vaccin, est-ce que je dois me faire vacciner?

Eh bien, sur ce point, personne n'a de réponse définitive (et ceux qui vous disent le contraire ne sont pas des scientifiques, mais des devins… ou des gens qui ont quelque chose à vous vendre). Parce qu'encore une fois, on peut s'interroger sur la sécurité d'un vaccin conçu en hâte. Et on peut, là encore, faire usage de bon sens.

– Si l'épidémie est très importante et très rapide, vous n'aurez probablement pas le temps de vous faire vacciner (le vaccin ne sera pas disponible avant la fin de l'année 2009, voire le début de l'année 2010) avant qu'elle ne soit passée par votre communauté; comme elle ne semble pas aussi grave que tout le monde le redoutait au printemps, vous en serez quitte… pour attraper la grippe (peut-être) cette année; étant donné les incertitudes sur le vaccin, je pense qu'en cas de grande épidémie, seules les personnes à grand risque (petits enfants, femmes enceintes, personnes de plus de 65 ans et/ou ayant une maladie chronique grave) et bien sûr les personnels de santé sont en droit de se faire vacciner, car le risque de la grippe sera pour eux supérieur aux risques du vaccin.

– Si, au contraire, l'épidémie est très modérée dans son ampleur (c'est-à-dire pas plus étendue que les années antérieures), il n'est pas sûr (et personne à ce jour ne peut affirmer le contraire, car on ne le saura… qu'après l'épidémie) que la vaccination par un vaccin nouveau et insuffisamment éprouvé soit dénuée de dangers ou plutôt, qu'elle soit moins dangereuse que le fait d'attraper la grippe… Autrement dit : si l'épidémie est modérée, la probabilité d'avoir une grippe grave deviendra moins grande que la probabilité d'avoir un effet secondaire grave du vaccin…
 

Est-ce qu'il est moralement discutable de choisir de ne pas se vacciner?

Le discours habituel est bien sûr : « En vous vaccinant, vous protégez aussi les autres. » C'est un appel au civisme, et ce serait vrai, encore une fois, si la maladie était très très grave (elle ne l'est pas) et si le vaccin était parfaitement éprouvé (il ne l'est pas non plus). Le choix de se vacciner doit donc, à mon sens, rester un choix personnel, et non être influencé par des campagnes d'intimidation et de culpabilisation. La vie, c'est risqué. Et même si les médias (« aidés » par ceux qui ont quelque chose à vendre…) en parlent beaucoup, la grippe, à ce jour, est encore une maladie bénigne chez les personnes en bonne santé, et dans l'immense majorité des cas…